Alger, capitale du sport africain ces 19 et 20 mai 2025. Pendant deux jours, la ville a accueilli la réunion des chefs de mission des 1ers Jeux Africains Scolaires, un moment décisif qui confirme l’imminence de cet événement historique prévu du 26 juillet au 5 août prochains dans les villes de Constantine, Sétif, Skikda et Annaba.
Sous le haut patronage du Président Abdelmadjid Tebboune et l’égide de l’Association des Comités Nationaux Olympiques d’Afrique (ACNOA), cette rencontre a réuni les représentants des 54 Comités Nationaux Olympiques africains, en présence de la Fédération Internationale du Sport Scolaire (FISS), du CIO et de la CASOL. Ensemble, ils ont peaufiné les derniers réglages d’un rendez-vous qui marquera à coup sûr un tournant dans l’histoire du sport scolaire continental.
Une mobilisation continentale sans précédent
Pour Mustapha Berraf, président de l’ACNOA, il s’agit d’« un moment fondateur qui pose les bases d’une Afrique sportive dès l’école, dès l’enfance et dès aujourd’hui ». Un message fort, largement partagé par les chefs de mission, qui ont exprimé leurs attentes et souligné l’impact stratégique de ces Jeux sur la structuration durable du mouvement sportif africain.
Les chiffres donnent la mesure de l’événement : plus de 3 000 jeunes athlètes et encadreurs venus de 51 pays africains fouleront les installations sportives algériennes pour s’affronter dans 25 disciplines, allant des classiques comme l’athlétisme, la natation ou le judo aux sports émergents tels que le skateboard, le basketball 3×3 ou le beach-volley. Pour les sports collectifs, chaque zone de l’ACNOA pourra aligner deux équipes nationales, promesse de rencontres vibrantes et de talents révélés.
La gratuité pour tous, un geste historique de l’Algérie
Au cœur des annonces de cette réunion figure la décision saluée de tous : l’Algérie prend en charge la totalité des frais de participation des jeunes athlètes africains, garantissant ainsi une égalité des chances et un esprit authentique de solidarité continentale. À cela s’ajoute un plan logistique ambitieux, avec des dispositifs aériens mutualisés, pour permettre à toutes les délégations de rallier sans entrave les villes hôtes.
Cette dynamique s’inscrit dans un projet global qui vise à faire du sport scolaire un levier majeur d’intégration et d’émancipation de la jeunesse africaine. Mustapha Berraf l’a rappelé : « Ces premiers Jeux Africains Scolaires représentent l’aboutissement d’un rêve collectif. Ils sont appelés à devenir une tradition qui inspirera les générations futures et révélera les champions de demain. »
Vers un héritage structurant pour tout le continent
Au-delà de la performance, ces Jeux ambitionnent de laisser un héritage concret : renforcer les infrastructures scolaires, sensibiliser les gouvernements à investir dans l’éducation physique, et créer une culture panafricaine du sport dès le plus jeune âge. C’est aussi un tremplin vers les grandes échéances à venir : les Jeux Africains de la Jeunesse à Luanda en décembre, les Jeux Olympiques de la Jeunesse à Dakar en 2026, et même les JO de Los Angeles 2028.
Pour Alger et pour toute l’Algérie, qui met à disposition son expertise organisationnelle et ses installations modernes, il s’agit de prouver une fois de plus la capacité du pays à accueillir les plus grands rendez-vous, tout en plaçant la jeunesse africaine au cœur de ses priorités.
Rendez-vous cet été pour écrire l’histoire
Dans à peine deux mois, les regards de tout le continent se tourneront vers Constantine, Sétif, Skikda et Annaba, qui vibreront au rythme des exploits de cette jeunesse africaine pleine de rêves et d’ambition. Avec ces 1ers Jeux Africains Scolaires, l’Afrique s’offre une scène unique pour célébrer l’excellence sportive et affirmer, unie, son formidable potentiel.