Les Jeux Olympiques d’hiver ont enregistré la participation de 92 Comités Nationaux Olympiques (CNO) sur les 206 que compte le Comité International Olympique. Parmi eux, seuls huit CNO africains ont pris part à cette édition, illustrant la rareté et la portée symbolique de cette présence sur la scène olympique hivernale.
Ces huit pays africains sont :
- le Bénin,
- l’Érythrée,
- la Guinée-Bissau,
- le Kenya,
- Madagascar,
- le Maroc,
- le Nigeria,
- et l’Afrique du Sud.
La majorité de ces nations ne disposent pas de conditions climatiques favorables à la pratique des sports de neige, ce qui confère à leur participation une valeur particulière en matière de résilience sportive et d’ouverture internationale.
Une émotion partagée face à la cérémonie d’ouverture
Dans une déclaration empreinte de fierté, le président du Comité National Olympique et Sportif Béninois a évoqué l’intensité émotionnelle suscitée par la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques d’hiver, largement retransmise par les grandes chaînes de télévision internationales.
Cette cérémonie, qualifiée de grandiose, a mis en lumière la diversité des nations participantes et la portée universelle de l’idéal olympique. Le traitement médiatique accordé à la présence du Bénin, notamment par France 24, a également relancé le débat autour de la participation de pays ne disposant pas de tradition hivernale.
Le rôle déterminant des autorités sportives nationales
Le président du CNOS Bénin a tenu à saluer le réflexe institutionnel positif du Ministère des Sports du Bénin, qui a délivré l’acte de conformité à l’Association de Ski d’Abomey-Calavi. Cet acte administratif a constitué un levier décisif dans le processus ayant permis au Bénin de valider sa participation aux Jeux Olympiques d’hiver.
Sans cette reconnaissance officielle, l’opportunité offerte au pays aurait pu lui échapper. Le CNOS Bénin s’est alors pleinement mobilisé afin de garantir la présence nationale à cet événement majeur du sport mondial.
Le président du CNOS Bénin a rappelé que cette participation est aussi le fruit d’efforts soutenus consentis sur plusieurs années par la famille du jeune athlète béninois qualifié, qui a fait preuve d’un engagement total pour atteindre les standards requis.
Face à ces investissements humains et financiers, le CNOS Bénin a estimé de son devoir institutionnel de tout mettre en œuvre pour éviter que le Bénin ne manque cette occasion unique de visibilité internationale, durant les deux semaines que dureront les Jeux Olympiques d’hiver.
Au-delà de cette première participation, le président du CNOS Bénin a exprimé un espoir clair : voir cette expérience ouvrir durablement la voie aux compatriotes de la diaspora, ainsi qu’aux afro-descendants pratiquant les sports de neige à un haut niveau.
L’ambition affichée est de faire en sorte que le Bénin ne soit plus jamais absent de ces Jeux valorisants, en capitalisant sur les talents existants à l’international et en renforçant les cadres institutionnels nécessaires à leur accompagnement.
Pour le CNOS Bénin, cette étape marque un jalon important, mais surtout le point de départ d’une réflexion stratégique à long terme sur la présence béninoise dans toutes les grandes compétitions olympiques, été comme hiver.