À Luanda, l’escrime béninoise a une nouvelle fois prouvé qu’elle n’avance plus à pas feutrés. Ce vendredi 19 décembre 2025, l’équipe nationale masculine d’épée par équipe a conclu les 4?? Jeux Africains de la Jeunesse à une solide 4? place, au terme d’un parcours riche en enseignements, derrière les références continentales que sont l’Égypte, la Tunisie et l’Algérie.
Une position au pied du podium qui dit moins la frustration que la progression constante d’un groupe désormais respecté.

Un quart de finale maîtrisé, symbole d’une génération qui grandit
Alignant Kévin Ndémé, Kenethys Houssou et Yves Déguila, le Bénin a frappé fort dès les quarts de finale. Opposés à la Côte d’Ivoire, les Guépards de l’épée ont livré un match plein, dominé de bout en bout, pour s’imposer avec autorité 45-30.
Cette victoire nette n’a rien d’un coup d’éclat isolé. Elle reflète une équipe plus mature, mieux structurée, capable de gérer le tempo et les moments clés d’une rencontre internationale.
L’Égypte comme étalon, une défaite formatrice
En demi-finale, le Bénin se heurte à la réalité du très haut niveau face à l’ogre égyptien. L’écart au score (18-45) est sévère, mais il raconte surtout la marche qu’il reste à gravir pour rivaliser avec les puissances historiques de l’escrime africaine.
Face à l’expérience, à la densité technique et à la profondeur de banc égyptiennes, les jeunes béninois apprennent. Et dans ce genre de compétition, apprendre vaut parfois presque autant que gagner.
Une régularité qui confirme une dynamique durable
Cette 4? place continentale s’inscrit dans une trajectoire claire. En moins d’un an, le Bénin a enchaîné :
-
une 3? place aux 1ers Jeux Africains Scolaires en Algérie,
-
puis une 4? place aux Jeux Africains de la Jeunesse en Angola.

Deux rendez-vous majeurs, deux performances cohérentes, et un même message : l’escrime béninoise chez les jeunes n’est plus un projet, elle est une réalité compétitive.
Longtemps considérée comme marginale, l’escrime connaît aujourd’hui un véritable regain au Bénin. Cette progression repose sur un travail de fond mené par la Fédération Béninoise d’Escrime (FBE), sous l’impulsion de son président Jacques Okoumassoun.
Structuration des clubs, formation des jeunes, exposition internationale : les choix posés portent désormais leurs fruits. Les résultats arrivent, mais surtout, ils s’inscrivent dans la durée.
L’épée béninoise avance, apprend et gagne en crédibilité. À Luanda, elle n’a pas décroché de médaille, mais elle a gagné quelque chose d’essentiel : la certitude d’être sur la bonne voie.
