Ce mercredi, à l’aéroport international Cardinal Bernardin Gantin, le Bénin a offert un accueil digne des plus grands exploits à ses jeunes ambassadeurs revenus d’Algérie. La délégation béninoise, forte de 87 athlètes engagés dans huit disciplines, revenait de la toute première édition des Jeux Africains Scolaires.
Dans un décor vibrant de chants patriotiques, de fanfares et d’ovations, ces visages jeunes, encore marqués par l’effort, ont foulé le sol béninois comme on revient de conquête. Parents, encadreurs, responsables sportifs et simples curieux s’étaient massés pour saluer cette génération qui a porté haut le drapeau national en athlétisme, football, basketball 3×3, handball, beach-volley, escrime, badminton et tennis.

La fête a continué au Stade Général Mathieu Kérékou, où une cérémonie officielle a transformé la joie populaire en reconnaissance institutionnelle.
Une reconnaissance partagée
Le Directeur de l’Office Béninois du Sport Scolaire et Universitaire (OBSSU), Dr Victor Soumon Lawin, a ouvert les hommages. Sa voix portait la fierté d’un pays :
« Le Bénin a été cité en exemple pour la rigueur et la conduite irréprochable de sa délégation. Tous nos athlètes en athlétisme ont battu leurs records personnels. Nous revenons avec des médailles en athlétisme, en escrime et en handball. »
Il a salué le rôle déterminant du Ministre des Sports, Benoît Dato, dans cette réussite.
Au nom de la délégation, Fidélia Houéto a exprimé une gratitude simple et sincère envers les autorités, rappelant que ce podium algérien n’était qu’une étape :
« Ce n’est qu’un début. Nous voulons aller plus loin et hisser encore plus haut notre drapeau. »
Un signal fort pour le sport scolaire
Le Ministre des Sports, Benoît Dato, a clôturé la cérémonie avec un discours vibrant, évoquant « une victoire collective, reflet des valeurs béninoises de courage, de discipline et de détermination ». Il a inscrit ce succès dans la vision présidentielle du Chef de l’État Patrice Talon : développer les classes sportives, former à la base, détecter tôt les talents.
Signe concret de cet engagement, il a annoncé un soutien financier inédit pour les médaillés :
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Ruffine Sonon, or sur 800 m : 40 000 FCFA/mois pendant deux ans
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28 médaillés d’argent en handball (équipes garçons et filles) : 30 000 FCFA/mois
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5 médaillés de bronze en escrime et lancer de javelot : 25 000 FCFA/mois
L’ovation qui a suivi disait tout : ces jeunes ne sont pas seuls dans leur rêve. Le Bénin a compris qu’au-delà des médailles, c’est l’avenir du sport qui se joue, et qu’il se construit dès l’école.